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GUASHA

Par Le 07/09/2023

GUASHA
Une technique ancestrale adaptée au monde moderne.
Le Guasha consiste généralement, à frotter avec un instrument à bord lisse la surface de la peau, là où réside une lésion sous-cutanée ou un déséquilibre.
C’est une méthode relaxante et agréable.
Lorsque le traitement est efficace, on peut observer un rougissement cutané caractéristique, connu sous le nom de SHA.
Il s’agit d’une réponse favorable, qui procure pour bénéfice immédiat et durable de chasser le vent, réduire la chaleur et l’inflammation, éliminer le froid et soulager la douleur, quelle soit superficielle ou profonde.
Les marques provoquées sont temporaires, elles s’estompent dans les 24h et disparaissent habituellement en 3 ou 4 jours.
Plus le sha est foncé, plus il est vieux.
Le Guasha est utilisé pour traiter de nombreux problèmes de santé aigus, et chroniques aussi variés que rhume, grippe, fièvre, mal de tête, indigestion, vertiges, blessure, douleur articulaire, fibromyalgie, et coup de chaleur.
On le pratique aussi, de manière courante, pour relâcher tensions et douleurs musculaires, soulager la lassitude, et la fatigue.
On peut aussi recourir à l’action d’effleurement du Guasha sur les points et les méridiens comme méthode d’amélioration de la santé.
Une technique que m’a enseigné un vieux chinois, qui appelait l’instrument à Guasha : peigne à méridien, et de s’en servir pour peigner les méridiens dans le sens de l’énergie, pour le tonifier et dans le sens contraire pour le disperser.
En chinois le terme Guasha comprend deux caractères.
Le premier, gua signifie frotter ou gratter, et le second sha est le nom donné au type caractéristique de rougeur diffuse et d’altération de couleur qui apparaissensur la peau pendant et après le traitement.

Gauasha dos 1
Guasha signifie donc « faire apparaître le sha par grattage ».
On peut également traduire par « faire sortir la maladie du corps par frottement »
Contexte historique et social
Comme beaucoup de pratiques médicales traditionnelles, guasha a sans doute été pratiqué en tant que technique populaire bien longtemps avant qu’on la trouve notée dans le premier écrit qui la mentionne qui date d’environ 700 ans pour ce qui est de la tradition chinoise.
Sa découverte remonte probablement à bien plus loin, sans doute aux temps préhistoriques, lorsqu’une personne, après s’être frotté à plusieurs reprises une zone douloureuse contre une pierre faisant saillie sur la paroi d’une grotte, a noté qu’en même temps qu’apparaissait un changement de couleur, la douleur se trouvait diminuée.
La pratique de guasha se retrouve dans toute l’Asie, où elle est particulièrement populaire en Chine, à Taiwan, au Viêtnam, au Cambodge, au Laos, et en Indonésie.
Pendant la relativement récente et très sombre période des Khmer rouge au Cambodge tous les traitements médicaux, tout comme les pratiques médicales étaient strictement interdits excepté guasha. Quiconque se faisait prendre à pratiquer une autre thérapie que guasha était exécuter.
Bien que les experts de cette méthode aient développé une large gamme d’applications du traitement par guasha, cela reste pour la plupart des gens une technique de prévention ou de premiers soins pour beaucoup de problèmes de santé courants.
Son usage est majoritairement celui d’une pratique traditionnelle populaire employée dans le cadre familiale. 
A la maison c’est habituellement la mère, le père ou les grands-parents qui savent l’exécuter.
La transmission d’une génération à l’autre de ce savoir-faire s’effectue oralement et par l’observation plus que par les livres.
Comme il s’agit d’une technique sûre, efficace, et peu coûteuse, le gouvernement chinois à récemment encouragé une plus large diffusion de sa pratique à l’ensemble de la société.
Le guasha est un peu à l’Asie ce qu’était les ventouses chez nous.
Mais il est inexacte de penser que guasha est une technique exclusivement asiatique.
C’est ce que l’on à découvert lors d’un entretien avec une vieille femme grec de 97 ans, connue dans son village pour ses talents de guérisseuse.Interrogée sur sa connaissance de la méthode elle répliqua : Oh c’est comme ce que j’avais l’habitude de faire dans mon pays. On allait dans le lit de la rivière chercher des galets bien lisses, et on frottait la région douloureuse du corps jusqu’à ce que cela rougisse, là, je savais que cela allait mieux.
Ustensiles
Bien que ce soit une cuillère à soupe chinoise en porcelaine, une pièce de monnaie à bord lisse ou un couvercle métallique de pot en verre qui soit généralement utilisé pur exécuter guasha, rien ne permet d’exécuter cette technique mieux qu’un grattoir en corne de buffle d’eau spécialement poli à cette intention.
Ceux-ci sont fabriqués en chine. En plus d’avoir un bord parfaitement lisse, selon la médecine traditionnelle chinoise la corne de buffle d’eau a des propriétés particulières : prise en traitement interne, elle dégage les toxines de la chaleur et du feu dans le sang : utilisée en externe, comme instrument de guasha, elle libère des facteurs de sha que sont le vent et la chaleur.
Il est également bon de noter, et je ne doute pas à ce sujet de la fiabilité de mon informateur, que les buffles d’eau ne sont pas tués pour leur corne, il on bien trop de valeur en tant qu’animaux domestique.
Ce n’est qu’une fois qu’ils sont mort naturellement que leurs cornes sont recueillies puis découpées en tranches et façonnées en instruments de guasha.
Diagnostique
Une manière de diagnostiquer la présence de sha est d’appuyer avec les doigts à l’emplacement de la douleur. 
Dans des conditions normales, dès qu’on enlève les doigts, les traces laissées par la pression disparaissent rapidement.
Par contre, quand sha est présent, les traces décolorées ou blanches restent plus longtemps que la normale et s’estompe lentement, parce que la circulation locale est entravée par l’effet d’obstruction dû à la présence du sha.
Comment pratiquer guasha
Guasha est principalement appliqué sur le dos, le cou, les épaules, les fesses et les membres.
Une huile assez dense est étalée sur la région qui va être traitée.
L’instrument confortablement tenue en main avec un angle à 45°, le praticien pratique habituellement 10 à30 passages en allant du haut vers le bas, c'est-à-dire en s’éloignant de la tête.
On insistera sur les points d’acupuncture déterminés par la pathologie.
Guasha ou ventouses
Bien que guasha et les ventouses aient certaines indications en commun, guasha est plus efficace pour éliminer le sha. On peu parfois observer sha lors de l’application de ventouses fixes, mais il apparaît surtout avec la méthode des ventouses baladeuses.
De toute manière guasha est plus à même d’attirer complètement cette toxine à la surface pour être expulsée hors du corps par weiqi.
On considère aussi que guasha est meilleur pour libérer la superficie des facteurs pathogènes, alors que l’action d’attraction des ventouses permet d’attirer les pathogènes depuis les zones plus profondes du corps.